Snacking : « Tout le monde dit I love you »

Le Groupe s’est rapproché de l’agence Harris Pool afin de dresser un rapport global sur l’appréhension du snacking par les consommateurs.

Dans le cadre de son programme « Snacking Made Right », Mondelez International a mené une étude dont le résultat souligne le tournant global pris par les consommateurs. Cette forme de consommation, parfaitement alignée avec l’évolution de la société, est devenue dominante.

Le cap est désormais passé : plus de la moitié des adultes du monde entier, à savoir 6 sur 10, privilégient aujourd’hui plusieurs prises alimentaires que de vrais repas. Ainsi deux tiers des consommateurs avouent ne pas imaginer une journée sans « snacker », et 30 % d’entre eux préfèreraient abandonner leurs réseaux sociaux pendant un mois plutôt que de sacrifier leur snack quotidien ! En effet, le snacking a pris une dimension qui dépasse le simple fait de se sustenter : il est le dépositaire des changements pro­fonds qui bouleversent la société. On peut ainsi lire en introduction des « States of Snacking » ces mots du PDG de Monde­lez International, Dirk Van De Put : le snac­king impacte « nos rituels quotidiens, nos habitudes, et même notre appréhension de la culture et de l’identité ».

Un rapport émotionnel

Les consommateurs entretiennent un rap­port avec le snacking où l’affect tient une place primordiale. Les repas sur-le-pouce seraient une façon de se connecter à sa communauté, à sa famille et à son iden­tité : ainsi, plus de 7 adultes sur 10 décla­rent que le snacking leur rappelle leur foyer, tandis que 8 sur 10 utilisent le snacking pour se connecter à leurs enfants ; enfin, 76 % d’entre eux affirment vouloir trans­mettre certains rituels culturels de ce type de cuisine à leur progéniture. Le rapport met également en lumière les valeurs que le snacking évoque pour la grande majorité des personnes interrogées : la nostalgie, car il renvoie le consommateur à des moments passés en famille (pour 3 personnes inter­rogées sur 4) ; la tradition, car les recettes sont souvent porteuses de rituels familiaux et culturels transmis depuis plusieurs géné­rations ; 82 % des Millennials admettent que la nourriture fait partie de leur identité, et constitue un moyen privilégié d’accéder à d’autres cultures ; enfin, le snacking appa­raît pour 7 personnes sur 10 comme un moment de partage avec les autres ; 74 % des sondés admettent même que « quelques calories de plus valent bien un instant avec quelqu’un qu’on aime ». Ce qui nous nous amène à la notion d’ ‘indulgence’ ».

Déstandardiser l’offre

D’après le mantra au centre de la stratégie « Snacking Made Right », à savoir « le bon snack pour le bon moment, fait de la bonne manière », il s’agit pour Mondelez International de développer l’offre adaptée à toutes les occasions, afin de donner à tout un chacun la maîtrise de sa consommation, au plus près de ses différentes attentes tout au long de la journée. Selon Martin Renaud, Directeur Marketing, cela consiste à sortir d’un produit standardisé, fait pour tous, dans un contexte où « le consommateur est en recherche d’authenticité, de sens et de connexions locales ». Les journées se déroulent en effet à un rythme soutenu, parti­culièrement dans les tissus urbains saturés. Il faut s’alimenter vite, certes, mais aussi bien. Ainsi les consommateurs alter­nent entre snacking gourmand et snacking sain, le plus éthique possible, selon les différents moments de la journée, et sont 80 % à apprécier avoir le choix. En effet, deux tiers d’entre eux contrôlent les portions et l’apport nutritionnel d’un produit.

Des consommateurs plus « conscients et holistiques »

Le rapport souligne enfin ces deux caractéristiques du com­portement des amateurs de snacking. Pour 71 % des sondés, le snacking fait partie intégrante de leur bien-être mental et émotionnel. 78 % d’entre eux déclarent que le snack est un moyen de se faire plaisir voire de se « gâter ». Ils sont quasi aussi nombreux à assimiler le snack à une occasion de ralentir le rythme et de garder un temps pour soi (le fameux « Me Time »). En effet, 6 adultes sur 10 vont jusqu’à déclarer que cette occa­sion est totalement alignée avec leurs besoins personnels tandis que les repas sous leur forme traditionnelle sont plus tournés vers le plaisir et les besoins des autres.